Cuisinier sans bac, Théo est passé de 1 600 euros en France à plus de 5 000 francs en Suisse. Son calcul chiffré du salaire minimum frontalier.
Avec le salaire minimum genevois, un frontalier met de côté entre 12 000 et 15 000 euros par an. Ce n'est pas le calcul d'un cadre de banque, c'est celui de Théo, 24 ans, cuisinier breton sans bac, installé à la frontière suisse depuis plus de cinq ans. Son raisonnement tient en une ligne : le salaire triple, les dépenses doublent à peine, et ce qui reste, c'est de l'épargne qu'on n'aurait jamais pu constituer en France.